Autopsie d’une amour défunte

Il lui en aura fallu du temps, me direz vous, pour se rendre compte de l’échec de cette relation : 4 mois, soit la moitié de la durée de la relation totale. J’y ai cru, encore et encore. Lorsqu’il m’a annoncé la vente de sa maison, j’ai espéré un déclic. Hier encore, alors que je comprenais enfin que je lui étais devenue totalement indifférente, je lui ai écrit que je l’aimais. Encore un message sans réponse.

Je suis malade depuis trois jours, et cela ne m’étonne pas. Mon physique a toujours suivi mon moral, comme la plupart d’entre nous. Ces dernières semaines, j’ai peu dormi, mes nuits étant remplies d’insomnies et de cauchemars, de réveils complètement déprimant à se demander pourquoi un jour de plus. Serait-ce un jour de trop ?

Ces dernières nuits m’ont tout à coup fait aligner les preuves de son indifférence. Je me suis peut être inventée tout ce bonheur. Il n’a du m’ouvrir qu’une petite porte pour que je m’y engouffre. Peut-être ne souhaitait-il que je la laisse juste entrouverte ?

Toutes ces questions sans réponse que je lui posais n’amenaient peut être qu’une seule réponse : Je ne l’attirais pas, je ne lui plaisais pas. Peut être avait il envie d’y croire. Peut être s’est il rendu compte que je ne valais rien. J’aurais du le prévenir dès le début, je le savais, ça.

J’ai tenté de l’effacer. En vérité, un beau jeune inconnu m’est littéralement tombé dessus, un soir, en 10 minutes j’avais son numéro de téléphone, sans avoir quasi levé un petit doigt : mon charme naturel. Soyons sérieux cinq minutes, trop jeune et trop craquant pour être honnête. J’attends déjà ce soir où il viendra pour une petite soirée sans arrière pensée, pour ne plus avoir de nouvelles dès le lendemain. Au moins, il n’aura pas le temps de se rendre compte que je ne vaux rien. C’est peut être mon destin.

Je souffre toujours. Le trajet entre chez moi et mon bureau n’est qu’un parcours de souvenirs avec lui. Ce resto tenu par un de ses amis, cette crêperie si délicieuse qui nous a vu heureux, ce resto de burger qui nous a vu profiter (et prendre des kilos). Ces terrasses de mon quartier qui nous ont accueillis pour boire une bière, les yeux dans les yeux. Et puis une fois enfin arrivée au bureau, lui. A la cafétéria. Indifférent.

Cet amour est mort. Il va falloir l’enterrer. Avec une partie de mon coeur. Une autre.

Publicités

4 réflexions au sujet de « Autopsie d’une amour défunte »

  1. Stanislas

    Chacun est responsable de ses propres actions… il a pris sa décision et tu ne pourras jamais savoir. Et sa décision ne dépend que de lui pas de toi.
    Bon we

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s