Je ne sais plus où j’en suis

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« Je ne sais pas où j’en suis, ce que je veux » : C’est par ces mots que mon amoureux a signé l’arrêt de mort de notre histoire. Je pourrais dire que je ne m’y attendais pas mais à vrai dire, cela faisait des semaines que rien n’allait vraiment. Et c’est en le poussant un peu dans ses retranchements après un énième message sans réponse que la sentence est arrivée. Au début, il comptait les semaines. Je considérais cela comme un mauvais signe. Mais c’est le jour où il a arrêté de compter que cela a commencé à sentir le roussi.  Notre histoire a duré 34 semaines pile.
Je m’étais jouée cette scène plusieurs fois auparavant durant mes insomnies, ce qui m’avait fait pleurer énormément, mais la douleur ne fut pas moindre pour autant. Même après quelques chagrins d’amour, un coeur brisé reste un coeur brisé, et j’ai bien l’impression qu’il y a de plus en plus de morceaux. Mon coeur est totalement lacéré, il souffre chaque seconde qui passe depuis mercredi dernier. Mes yeux ont mal d’avoir autant pleuré. Et je respire un peu moins bien.
On m’a toujours dit qu’il ne fallait pas sortir avec un collègue de bureau, que c’était compliqué si la rupture arrivait. Mais j’étais tellement sûre de nous deux, que nous serions toujours ensemble quand on aurait 90 ans (on en plaisantait un peu), que cela m’indifférait totalement.Je ne vous dis pas le mal que ça me fait de le voir plaisanter à la cafétéria avec ses collègues. Je ne dis pas qu’il est parti le coeur léger, ni que pour lui la vie est joyeuse.
Je dis juste que le voir loin de moi me fait super mal.
Heureusement, j’ai eu un soutien inattendu et immédiat de la part des mes anciens collègues de bureau qui m’ont tout de suite suivi pour aller boire un verre dès le lendemain soir. Et ce jeudi, jour j +1, repas avec mon « amoureux » le midi, assez froid et tendre à la fois, qui me redonnait espoir, plus une soirée avec eux, et j’étais presque reboostée.
Las, dès le lendemain, la réalité me revint aux yeux. J’étais célibataire. Encore !
Je n’ai pas vraiment apprécié :
– Tous ces amis qui me disent « ça semblait bien parti pourtant ! » Oui, bah merci de me le dire, c’est sympa, mais c’est mal arrivé apparemment.
– Tous ces autres amis qui me disent « oh, c’est bien un mec, ça, pour ne pas savoir où il en est ». Ca me fait une belle jambe.
– Pire, mon papa qui me dit au téléphone « alors comment va ton amoureux ? »… bah Papa, c’est fini.
– Ou mon grand zouave qui me dit « pauvre maman » puis qui enchaine « au fait, j’ai une soirée chez une copine vendredi ».

Il y a 7 mois je vous fredonnais ma mélodie du bonheur. Je ne regrette pas une seconde, ce fut une jolie histoire (j’en parle au passé, même moi, je n’y crois plus vraiment). Il reste un mince espoir, il ne sait toujours pas ce qu’il veut, une semaine après, mais je me retiens plus à cela pour ne pas tomber profondément dans la déprime. Je l’aime vraiment très fort, je n’ai donc le choix que d’attendre patiemment, au risque de m’écrouler totalement très très bientôt.

Ce qui me fait peur au moment de publier cet article ? Sa réaction. Car je sais qu’il va le lire attentivement. Mais je ne peux pas faire autrement que de décrire mes sentiments, c’est ma façon d’exorciser un peu cette période si difficile.

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