Dionysos, Vampire en pyjama

1507-1Pour la plupart d’entre nous, Dionysos, c’est un leader bondissant en la personne de Mathias Malzieu, un groupe profondément énergisant et rock. Grâce à eux, on a tous chanté que petit, nous étions des Jedi. Le public s’est agrandi avec les enfants grâce à Jack et la mécanique du coeur. Et puis, Mathias est tombé malade. On ne peut pas avoir échappé à son histoire, si l’on est un tant soit peu connecté au monde actuel. De cette maladie est née un livre et un disque. Faisons la connaissance de ce drôle de vampire à la tête en forme de coeur.

J’avoue avoir eu la chance de découvrir ce disque lors du show case du groupe à la Fnac Saint Lazare (et c’est d’ailleurs à ce moment précis qu’il est devenu mien). Son histoire forcément émouvante m’a été contée par Mathias lui-même, toujours aussi prolifique en jolies formules malgré le propos très noir. Il était entré par l’arrière de la salle, muni de son harmonica, passé à coté de mes zouaves (impressionnés) et de moi-même (toute aussi émue), et nous avait entonné une Chanson d’été, première chanson de l’album, inspirée des sanglots longs des violons de l’automne de Verlaine, à la mode Western, très joli mixage des cultures.

Mais revenons au propos initial de ce billet, à savoir les treize chansons de ce nouvel opus. La fragilité apparait dans le Guerrier de porcelaine, la voix de Babet mêlée à celle de Mathias. Babet est d’ailleurs fortement présente durant tout cet album. Vampire de l’amour, premier single, est une véritable évidence, comme savent si bien nous générer Dionysos. Hospital Blues est une des chansons assez sombres de l’album, que j’apprécie peu, tout comme Dame Oclès qui apparait un peu plus loin et ressemble beaucoup à certains morceaux de la mécanique du coeur; de plus elle fait peur à ma petite zouave, obligée de la zapper pour s’endormir le soir. On sent bien la mort se pencher sur nous. Non merci. Passons sur l’heure des lueurs, faiblarde, avant de reprendre avec un chouette Skateboarding sous morphine et un excellent Know your anemy.

I Follow Rivers est la pause tendresse au milieu de l’album, chanson maintes fois reprise, on pourrait donc penser à une de trop, mais la douce voix de Babet alliée à celle de Mathias convient tout à fait (même si elle ne fait pas partie de mon best).
Le petit lion nous infantilise, avant ma chanson préférée de cet album, Déguisé en moi, où Mathias nous parle de ces différents uniformes dans lesquels il s’est lové jusqu’à aujourd’hui, de ce passage à l’âge adulte, de lui, tout simplement .

Comme c’est compliqué d’être seulement soi.

Le chant du mauvais cygne est entonné avec foule de bons mots, comme il sait si bien les manier, avant de terminer par l’espoir d’un vampire en pyjama qui renait.

Dionysos est né deux fois

Au final, Dionysos nous délivre un album assez inégal, avec quelques si jolies pépites qu’on ne pouvait pas passer à coté. Et bientôt, je me plongerai dans le livre éponyme, me délectant par avance, tellement j’adore l’écriture de Mathias Malzieu. Bravo à lui d’avoir vaincu sa maladie, d’en parler avec naturel et simplicité sans trop de pathos, et merci pour toutes les émotions qu’il nous procure.

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