« Love & Mercy » de Bill Pohlad

418613.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLes Beach Boys représentent la musique légère des années 60. Ce que l’on sait moins, c’est que le leader du groupe, Brian Wilson, a subi (ainsi que ses frères) des violences de la part de son père. Il y a d’ailleurs perdu l’audition d’une oreille, et y a gagné des voix qui lui parlent. Son processus de création n’en est pas altéré, mais sa vie en est bien plus compliquée. Alors qu’il a atteint le fond, et est soigné par un psychiatre, il rencontre Melinda, une jolie vendeuse de voitures.


Devenus spécialistes des biopics avec mon meilleur pote depuis quelques temps, nous voici partis un chaud soir d’été pour poser les pieds sur le sable, en écoutant du rock californien. Surfin’ usa est déjà dans nos oreilles, lorsque nous découvrons le coté extrêmement sombre de la vie de Brian Wilson. Sexe, drugs et rock’n’roll sont bien éloignés même si la drogue fera partie de ses démons. Musicien hors pair, ses choix ne seront pas toujours respectés ni valorisés par les ventes de ses disques les plus ambitieux.
Le film mélange la vie de celui des années 60 (joué par Paul Dano, une fois de plus exceptionnel) et la déchéance dans lequel est celui des années 90 (joué par John Cusack, brillant). Tout n’est pas parfait mais la musique est réellement mise en avant (plusieurs scènes nous montrent la création d’oeuvres aux multiples instruments, Brian Wilson recommençant des dizaines de prises jusqu’à la perfection). Les années 90 et la violence du psychiatre à son encontre est réellement oppressante (terrifiant Paul Giamatti), et l’amour de la douce Mélinda (Elizabeth Banks) nous aide à tenir le choc.
Véritable histoire de Brian Wilson, rien ne lui est épargné, ni sa schizophrénie à l’extrême, ni son excès de médicaments et de drogues, mais on ne peut ressortir qu’heureux de la salle en sachant qu’il s’en est plutôt bien sorti (l’avantage des biopics, c’est que l’on peut raconter la fin sans problème). A voir obligatoirement (ou presque).

Note : 7/10

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