D’autres vies que la mienne

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« A quelques mois d’intervalle, la vie m’a rendu témoin de deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d’un enfant pour ses parents, celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari. »

L’action débute dans un hôtel. Des vacanciers vont subir un tsunami, et avec cela, la mort de leur petite fille. Comment le couple va-t-il réagir à ce drame ? Un autre couple doit subir la maladie grave de la femme, juge de son état. Elle rencontre un autre juge, handicapé lui même. Entre eux deux, une forte amitié va se créer, et ils vont se battre contre les organismes de crédit à la consommation. Se battre pour les autres et tenter d’oublier la maladie et la mort.

Ce jour là, je ne savais même pas que j’irais au théâtre. J’avais entendu parler de cette pièce, mais c’est en arrivant devant la manufacture des Abbesses que j’ai fait le lien. Je ne savais pas pour autant, ni le sujet de la pièce, ni la mise en scène. Lorsque David Nathanson arrive, seul sur scène, et réussit la prouesse de nous faire vivre ces histoires, avec seulement 2-3 accessoires, des mots qui s’écrivent sur un rideau, et quelques musiques, on ne peut qu’applaudir. Danse, chanson, tout est permis pour nous aider à pénétrer l’intimité de ces personnages. Mais c’est surtout le ton de sa voix et sa sensibilité qui nous animent, et nous font monter les larmes aux yeux.  L’amour, l’amitié, la maladie et la mort se bousculent devant nos yeux. Hormis un petit passage un peu long sur le problème du surendettement dû aux crédits à la consommation, je n’ai pas un seul instant décroché de ce récit.

Félicitations à David Nathanson, qui mérite amplement une plus grande visibilité. Il sera en Avignon pour ce spectacle mais en attendant, foncez dans cette petite salle du 18ème arrondissement, vous ne le regretterez pas !

Du 17 mai au 24 juin 2015
les dimanches à 20h
les lundis, mardis, mercredis à 21h

Théâtre de la Manufacture des Abbesses
7 rue Véron, 75018 Paris

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9 réflexions au sujet de « D’autres vies que la mienne »

      1. Euphrosyne

        Pour le moment, je ne peux pas sortir de chez moi et je suis pas sûre de pouvoir dans les semaines à venir mais je guetterai les prochaines représentations !

  1. il Gatto

    Que de contresens !
    Alors…
    Soit vous lisez D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère dont la pièce est adaptée ; soit vous retournez voir la pièce ; soit vous vous contentez de mes rectifications : Emmanuel Carrère est en vacances au Sri Lanka, avec Hélène, sa femme. Ils sympathisent avec un couple dont la petite fille, Juliette, disparaît lors du tsunami.
    C’est là la première tragédie dont Emmanuel Carrère a peur : la perte d’un enfant.
    L’auteur enchaîne alors avec une autre histoire qui le touche – le décès d’une mère -, d’autant qu’il en connaît les protagonistes.
    Ses amis Patrice et Juliette (même prénom que la disparue du Sri Lanka mais aucun rapport) ont trois fillettes. Juliette va finir par mourir d’un cancer qui la ronge depuis sa jeunesse ; Patrice et ses trois fillettes vont devoir apprendre à vivre et apprécier la vie malgré cette perte douloureuse.
    Juliette était juge. Elle a effectivement rejoint le juge Etienne Rigal (qui est, lui, toujours en vie à l’heure où j’écris ces lignes) à Vienne, dans le Rhône, pour lutter légalement contre les organismes de crédit à la consommation. A eux deux, ils vont obtenir le vote d’une loi qui protège les faibles contre ces vautours qui profitent de la misère.
    Emmanuel Carrère écrira cette histoire parce que le juge Rigal lui a suggéré.
    En revanche, à aucun moment il n’est stipulé que Etienne et Juliette se battent « pour […] tenter d’oublier la maladie et la mort ». C’est là votre interprétation.
    Quant au petit passage sur le surendettement, un effet de mise en scène le rend captivant, à mon sens ; sachant que le monologue de l’acteur est intégralement dans le roman de Carrère.
    La principale qualité de ce spectacle est, en définitive, qu’il donne vie à un très beau texte d’un auteur reconnu pour être difficilement adapatable.

    Répondre
    1. lavisdejo Auteur de l’article

      Cet avis n’est effectivement que le mien, c’est ainsi que je l’ai ressenti. Désolée d’avoir effectuée des approximations, je ne connaissais effectivement pas le texte avant. La découverte était belle, encore désolée que vous n’ayez pas apprécié mon commentaire de novice.

      Répondre
  2. Ping : Mon bilan 2015 | lavisdejo

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