« Big Eyes » de Tim Burton

021020.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxFin des années 50, Margareth se sépare de son mari et part avec sa fille, loin des préjugés de l’amérique puritaine. Elle dessine constamment des portraits avec de très grands yeux exorbités. Walter Keane la remarque, l’épouse dans la foulée, et tente de vendre ses propres peintures ainsi que celles de Margaret. Sur un malentendu, il annonce qu’il est l’auteur de ces portraits, reléguant Margaret au rang d’exécutrice, au simple fait que les peintres féminins ne sont pas reconnues par la société. Elle se met alors à son service.

Encore un biopic, cette fois-ci d’une femme méconnue (pour ma part, je n’en avais jamais entendu parler), mais d’un grand réalisateur, Tim Burton, rien que ce nom fait courir dans une salle obscure. Et pourtant, cette fois-ci, sa nouvelle oeuvre est totalement éloignée de son univers. A la limite, je n’aurais pas connu son nom, je ne m’en serais pas rendue compte. Ce film est d’une facture ultra classique, hormis quelques plans vraiment léchés et des couleurs dignes d’un grande peintre.

Le thème principal est la place de la femme dans le monde, dans le couple, et l’importance des médias sur la notoriété d’un artiste, forcément des thèmes qui me touchent, moi qui prône l’égalité des sexes d’une part, et qui déplore l’ultra célébrité d’artistes mineurs d’autre part. Cela est traité, souligné, avec parfois un peu trop de redites.

Amy Adams joue remarquablement le rôle de la femme soumise, mais c’est Christoph Walz qui explose l’écran dans le rôle du mari usurpateur. Il a l’habitude des rôles de méchants que l’on aime détester, et il y réussit une fois de plus excellemment. Même s’il en fait parfois des tonnes, il réussit à nous exaspérer, au point de me faire soupirer très fort. Car des salauds comme lui, des beaux parleurs sans aucun talent, j’ai eu l’occasion d’en croiser, et ça me hérisse les poils. La meilleure scène de ce film est la séance du procès, absolument drôlissime. Je ne peux passer sous silence la présence de la délicieuse Krysten Ritter, même si elle y a un rôle totalement secondaire (je la suis depuis les Gilmore Girls, j’adore cette fille).

Mais rien d’exceptionnel dans ce film. Les critiques aiment souligner que celui-ci est différent des autres oeuvres de Tim Burton. Mais quand on aime Tim Bruton, on aime sa singularité, et il semble rentrer dans le rang. Dommage. Ce film se laisse malgré tout regarder, et nous fait passer de bons moments. Sans plus.

Note : 6/10

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