20 kms de Paris : Objectif atteint !

IMG_4792J’avais un seul objectif en 2014 pour me dépasser, atteindre l’arrivée des 20 kms de Paris. Jusqu’à présent, je n’avais couru que des 10 kms (Paris Centre, Odyssea, la course du Château de Vincennes, les boucles du 17ème, la corrida du 15ème) et la Parisienne à 4 occasions. Début Mars de cette année, alors que j’avais repris l’entrainement et que je me sentais bien dans mes baskets, je m’étais inscrite rapidement (un peu trop, peut être) à cette édition 2014. Puis, des problèmes de santé m’avaient empêchée de courir jusqu’en Juillet, et ce n’est que mi-Août que j’ai réellement repris l’entrainement. Je n’ai absolument pas suivi les conseils des sites spécialisés, je n’en ai fait qu’à ma tête, enchainant les séances de 10 kms (et des poussières, poussant jusqu’à 12 kms) une fois par semaine. Vous souhaitez savoir comment j’ai finalement réussi à franchir la ligne d’arrivée ? Voici, ici, un résumé détaillé d’une novice en 20 kms et peu sportive de surcroit !

Jusqu’à présent je me moquais des membres de mon entourage qui se plaignaient de douleurs la semaine précédent le marathon, douleurs psychologiques à priori, et qui ne cessaient de parler de leur course. Je ne peux que m’en excuser, j’ai également fait subir le même sort à mes compagnons de galère, la semaine dernière. Je n’ose pas me remémorer le nombre de fois où j’ai évoqué mes douleurs (cuisse, genou), les repas que je devais prendre (les pâtes ont été mon aliment numéro 1), et l’absence d’alcool pour parfaire ma condition.

Vendredi soir, j’étais fière de me promener avec mon sac ’20 kms de Paris’ au dos. Un joli t-shirt attendait sagement à l’intérieur (il faut le préciser, car les t-shirts offerts durant les courses ne sont pas toujours de cette qualité). Le stress a monté durant toute la journée de Samedi, et Dimanche matin, 7 heures, je prenais mon petit déjeuner en me demandant pourquoi je m’étais levée pour souffrir. Arrivée dans mon Sas de départ sur le pont d’Iéna avec 29000 autres coureurs attendus, me voilà prête à attendre quelques longues minutes avant de partir, souvenirs désagréables de La Parisienne. Le site est bien le même, l’ambiance totalement différente. Ici, je suis entourée de vrais sportifs, cardios, performance, gels…. Je me sens comme une intruse au milieu de tous ces gens. Mais qu’à cela ne tienne, je sais faire sans problème 10kms, je devrais arriver sans encombre jusqu’aux 20 (l’espoir fait vivre, n’est ce pas ?).

Bref, après avoir attendu le départ des premières vagues (j’ai vu beaucoup de commentaires négatifs sur cette longue attente, je crois que rien ne pourra être pire que la parisienne édition 2011 où j’avais du attendre 2 heures sous la pluie), me voilà partie, chrono en route. Et celui ci est plutôt indulgent avec moi sur les 10 premiers kilomètres. Allure régulière, un temps d’1h03’20  pour cette première partie, je me mets déjà à rêver d’une arrivée proche des 2 heures. Je sais que mes zouaves supporters m’attendent après le 13eme kilomètre, cela motive à avancer, et je découvre la jolie pancarte que m’a fabriquée ma puce.

Superbes encouragements

Superbes encouragements

Toujours régulière, c’est juste après que je craque. Premier rappel à l’ordre de mon corps, mes genoux bloquent au 14eme. Arrêt obligatoire, je vérifie que ça va, je marche quelques longs mètres et tente de me relancer. Je compte sur le ravitaillement du 15ème kilomètre pour me redonner l’énergie nécessaire, mais cela sera de courte durée. La suite ne sera plus que : course, marche, course, marche et souffrance. Mes souvenirs se brouillent. Ce n’est véritablement qu’à 18km500 de l’arrivée que je me relance vraiment pour finir à une belle allure (laissant croire à mes zouaves supporters à quelques mètres de l’arrivée que leur maman termine avec le sourire et en pleine forme). Je n’ai plus de jambes, plus d’énergie, juste assez pour faire le signe de victoire et un méga sourire aux photographes. Je n’ai jamais été aussi heureuse de franchir une ligne d’arrivée. Au final, 2h13’14, ce qui est un temps totalement pourri (je termine 21815 / 24642 ), mais qui me rend fière.
Objectif accompli, et des zouaves fiers de leur maman, c’est le plus beau cadeau ! (Ainsi que la jolie médaille).
On recommence l’année prochaine ? Humm, pas sûre. Pour le moment, récupération, repos…
Mais je ne regrette absolument pas de l’avoir faite : l’ambiance, les bénévoles, les musiciens tout au long du parcours, et la beauté de l’ouest Parisien en font une des courses à tenter, si vous aimez courir.

Moi, prise en photo par mon grand zouave

Moi, prise en photo par mon grand zouave

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7 réflexions au sujet de « 20 kms de Paris : Objectif atteint ! »

  1. baboo76wp

    Un grand, grand, très grand Bravo à toi, mais je retiens que pour avoir « un méga sourire » de ta part, il faut être endurant ! 2h13’14 d’effort.

    Si j’ai compris la recette avec toi, après une longue attente, il faut prendre un bon rythme dès le début et le maintenir jusqu’à l’autosatisfaction de sa performance, puis ralentir afin de récupérer, ensuite alterner les changements de rythme pour enfin repartir sur une bonne dynamique (quitte à simuler pour faire plaisir à l’autre) jusqu’à la délivrance pour te sentir heureuse et obtenir le Graal: Un Méga sourire.
    😉

    Répondre
  2. Ping : 20 kms, deuxième ! | lavisdejo

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