« Saint Laurent » de Bertrand Bonello

388785.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxDe 1967 à 1976, 9 ans de la vie du grand Yves Saint Laurent nous sont narrées. Grandeur et décadence :
Grandeur avec son influence sur la mode, sur les femmes et leur libération en particulier.
Décadence, avec l’alcool, la drogue et le sexe, dans lesquels il sombre accompagné de ses plus proches amis… hormis son partenaire de toujours, Pierre Bergé.

Difficile de ne pas vouloir comparer ce Saint Laurent à celui du début de l’année, de Jalil Lespert (revoyez ma critique si vous le souhaitez). On nous a seriné que cette biographie était non autorisée, mais elle est finalement assez proche de la première, avec un accent plus appuyé sur la décadence et un aspect plus financier qu’amoureux de Pierre Bergé (l’oeuf ou la poule, est-il montré ainsi car il a refusé son accord, ou a-t-il refusé son accord ce qui a influencé le scénario, quoi qu’il en soit, ce qui est évident, c’est que leur amour inconditionnel très présent dans le premier film est totalement absent ici). Mais le fond est le même, seul le traitement est différent.

Là où Jalil Lespert faisait un film classique et mettait en avant le génie du personnage, Bertrand Bonello nous montre un montage beaucoup plus moderne, à la limite du « sexe, amour et rock’n’roll », avec comme point d’orgue la décadence et la dépravation, délaissant un peu son processus de création. Certaines scènes de soirées et de défilés sont réellement jubilatoires.
Les acteurs sont formidables (Gaspard Ulliel, impressionnant et surtout Louis Garrel, diablement sexy dans le rôle de son amant décadent), hormis pour ne pas changer, Léa Seydoux, qui est fade et sans saveur dans le rôle de Loulou, personnage sensé être plus virevoltant.
La bande originale est sensationnelle, les décors, la lumière et la mise en scène très 60s-70s (donc très réussie), seul le rythme manque un peu (2h30, c’est trop long pour une biographie) et 2-3 scènes sont interminables (notamment la négociation financière de Pierre Bergé avec des investisseurs).

A choisir, je voterais tout de même pour ce film, pour sa créativité au dépend du classicisme.

Note : 6,5/10

Publicités

Une réflexion au sujet de « « Saint Laurent » de Bertrand Bonello »

  1. Ping : Mon bilan 2014 | lavisdejo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s