« Deux jours, une nuit » de Luc et Jean-Pierre Dardenne

490001.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxSandra sort d’une dépression et compte reprendre son travail. Mais elle apprend que les salariés de son entreprise ont du faire face à un choix, et ont voté afin de garder leur prime plutôt que de lui conserver sa place. Le vote est annulé pour cause d’influences et repoussé au lundi matin à bulletin secret. Elle décide alors d’aller rencontrer ses collègues un à un pour tenter de les convaincre de renoncer à leur prime.

C’est la crise. Apparemment pour les dialogues également puisque le scénario du film oblige Marion Cotillard à prononcer une dizaine de fois quasiment la même réplique à quelques fautes de français près (ce sont des ouvriers, et apparemment… ). Ses interlocuteurs lui répondent oui ou non, mais avec les mêmes arguments, et toujours la même réaction : ils la laissent repartir avant de la rappeler pour donner des raisons complémentaires. Bref, vous l’avez bien compris, je n’ai pas été conquise par ce film. Il m’a cependant tout de même fait réfléchir sur ma situation financière actuelle (qui n’est pas bien glorieuse) et qui pourrait bien risquer d’empirer dans les mois à venir, et d’imaginer et de transposer l’idée dans ma société. Les collègues renonceraient-ils à leurs primes pour sauver ma place ? J’ose imaginer que oui, mais on peut tous l’imaginer tant que la réalité ne nous rattrape pas. J’ai également été mal à l’aise avec ce personnage qui est apparemment sorti de sa dépression, mais ne cesse de pleurer et de prendre des médicaments. Marion Cotillard réussit encore une fois à parfaitement jouer la détresse (et cela m’a fait repenser à De rouilles et d’os).

Heureusement, la conclusion de cette histoire est plutôt réussie et m’a fait couler quelques larmes. De quoi ne pas totalement assassiner ce film.  Mais cela ne me réconciliera pas avec les réalisateurs encensés de Cannes.

Note : 4/10
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L’info qui ne sert à rien : j’ai choisi ce film devant la borne du cinéma où j’ai hésité entre ‘Maps to the stars’ et ‘Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire’.

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