« Pas son genre » de Lucas Belvaux

479126.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxClément est professeur de philosophie à Paris, Jennifer est coiffeuse à Arras. Rien ne les prédispose à se rencontrer, mais Clément est muté pour une année dans le Nord, à son grand désarroi, lui qui n’aime pas passer le périph’. Il rencontre Jennifer en allant se couper les cheveux, et l’attirance va les amener à tenter de construire une relation à 2. Mais avec une culture intellectuelle aussi éloignée, et surtout une façon de voir et de vivre l’amour totalement différente, vont-ils arriver à se trouver ?

Mon choix s’est porté sur cette « romance » car je souhaitais quelque chose de léger (mais pas trop). Je n’étais pas spécialement emballée en lisant les critiques par-ci, par-là, mais j’ai été totalement scotchée et remuée par cette histoire (qui n’a finalement rien de léger). Il faut mettre de coté tous les clichés immédiats du parisien intello et de la coiffeuse qui passe ses samedis soirs au karaoké en robe à paillettes (et ils sont malheureusement distillés tout au long du film). Les vingt premières minutes permettent l’installation de l’histoire dans le nord de la France, mais cela se fait très laborieusement, et je ne m’attendais plus à rien. Et puis Emilie Dequenne (Jennifer) nous happe pour nous emmener dans leur histoire d’amour. Là où Loïc Corbery (Clément) freine sur les sentiments et accentue leurs différences, Jennifer efface tout d’un revers de la main et voit en ce professeur de philosophie, l’homme de sa vie. Il lui parle de Kant, Dostoievski, elle lui parle d’Anna Gavalda et Jennifer Anniston. Elle lui donne tout, il ne lui rend rien.
Au delà de la confrontation sur la différence de culture, ce film nous entraîne dans une réflexion sur ce que l’on attend de l’amour, ce que l’on attend de l’autre, ce que cela nous apporte, quelles sont les différences que l’on peut gommer, quelles sont les concessions que l’on peut faire. J’ai réellement été très touchée par le besoin et la soif d’amour de Jennifer (me retrouvant totalement en elle), et j’ai donc beaucoup pleuré… vraiment beaucoup.
Ne vous fiez donc pas aux mauvaises critiques, ce film bouleverse, il mérite d’être vu.

Note : 6/10

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3 réflexions au sujet de « « Pas son genre » de Lucas Belvaux »

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