Molière et son Tartuffe

Tartuffe

Chesnais et Brasseur

Petit retour sur Vendredi dernier et ma dernière soirée théâtre pour laquelle j’ai réussi à débaucher deux de mes collègues (en fait, l’un des deux est mon big Chef, attention, j’avais la pression !). A cette occasion, direction le théâtre de Paris, pour voir « Le Tartuffe » de Molière avec 2 acteurs célèbres du cinéma français, Patrick Chesnais et Claude Brasseur.


Pour moi, Molière, c’était L’avare vu au théâtre Mogador avec Michel Serrault, mise en scène Roger Planchon en 1986 avec le collège, ou Molière d’Ariane Mnouchkine, vu à la télé et qui m’avait énormément marquée (ainsi que Romain Duris en Molière mais beaucoup plus faiblement).
Mais c’était aussi les cours de Français au collège, les textes étudiés et ré-étudiés, des vers et des actes à lire.


Pour moi, Claude Brasseur, c’était surtout le papa de Vic dans la Boum, un acteur très film des années 80.
Mais c’est aussi Camping et Camping 2, un vrai désastre de bouffonnerie.


Pour moi, Patrick Chesnais m’évoque un acteur très plaisant mais peu de films de référence, le seul me venant en mémoire étant « le code a changé » de Danièle Thompson (réalisatrice de mes films bonbons, des petites gourmandises sans prétention mais qui me plaise).
Mais c’est aussi (j’ai regardé Wikipédia et j’ai été effarée) des films de Lelouche, Promotion Canapé ou Coup de jeune.


Et donc, cette pièce, qu’en dire. Et bien, oui, Molière, c’est rude, 2h15 de vers à absorber sans pause. La mise en scène est assez mauvaise, se résumant à quelques allers retours des personnages sur la scène.
Le décor est blanc et minimaliste, absolument peu étudié (ou trop intellectuel pour moi).
Les seconds rôles sont assez mauvais, en particulier Emilie Chesnais qui geint durant toute la pièce dans le rôle de Mariane, fille d’Orgon et promise à Valère puis à Tartuffe. On ne se demande cependant pas comment elle a eu ce rôle avec ce nom de famille. Le piston fonctionne partout.

Mais voir Claude Brasseur et Patrick Chesnais de si près (quatrième rang), c’est tout de même fabuleux. Ils incarnent tous les 2 totalement leurs rôles, Claude Brasseur joue un Orgon plus vrai que nature et même si Patrick Chesnais plombe parfois un peu l’action par son manque de rythme (mon Big Chef l’a trouvé plutôt faiblard), ils sauvent cette pièce de main de maître.

Mention spéciale pour les costumes qui ont une pointe de modernité tout en étant totalement classique. Une merveille que j’ai observée plus que de raison (mon coté « vraie fille », surement 😉 ).
En résumé, si vous souhaitez aller au théâtre sur Paris, évitez cette pièce. Vous y perdriez votre temps… et votre argent.

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